« De sa main d’ébéniste »

De sa main d’ébéniste, il caresse le bois, Il regarde son grain, souffle sur la sciure – L’atelier se remplit d’effluves d’autrefois – Puis poursuit son placage, habile, la main sûre. Il fabrique un berceau des plus belles essences, Marquette une commode où ranger des habits ; Il attend impatient, une heureuse naissance Qui viendra … Lire la suite « De sa main d’ébéniste »

Ecrire II

Écrire, c’est panser par des mots les blessures, Confesseur ses erreurs, demander un pardon ; Écrire, c’est confier ses maux à l’écriture, Et se laisser aller : un geste d’abandon.

Le Verbe du désordre

Mon esprit est désordre : ordre inerte et vital, Décevante puissance, inutile délice De l’imagination ou bien force, prémices D’un moment merveilleux transcendant le banal. Instant rare et précieux, quand l’esprit s’organise, Il soulève le voile de l’apparent chaos, Révèle le sublime et sublime le beau : Discordia concors, Perfection retorse, Le désordre serein est … Lire la suite Le Verbe du désordre

Muse

à François M… Que m’importe d’avoir la faveur de la Muse Ou que vous trouviez de mes vers imparfaits Le bavardage lourd et la verve confuse, Nul ne vous contraint à les lire, les aimer.

Que fais-tu dormeur ? Lève-toi !

Jonas n’avait rien demandéQuand son Seigneur vint le trouverAvec une mission étrange :Tirer des impies de leur fange !Il doit partir en AssyrieMontrer ses péchés à NiniveEt supplier ses ennemisAfin que ses habitants vivent…Jonas prend le premier bateauDans la direction opposée…Est-il très naïf ou très sot ?Car Dieu ne va pas renoncer Fais gaffe à … Lire la suite Que fais-tu dormeur ? Lève-toi !

Le réverbère

Celui-là, se dit le petit prince […] serait méprisé par tous les autres, […]. Cependant c’est le seul qui ne me paraisse pas ridicule. C’est, peut-être, parce qu’il s’occupe d’autre chose que de soi-même. Antoine de Saint-Exupéry, Le petit prince, XIV. Non, ce n’est pas un phare éclairant l’horizon, Ni l’astre dont l’éclat croit depuis … Lire la suite Le réverbère

Poulet aux abricots

Le poulet à l’abricot, c’est bon, c’est délicat, sucré et salé à la fois. Mais trois fois en quatre repas (parce qu’on n’a plus de frigo), c’est trop…même pour moi ! Bref, j’ai « pris le parti » d’en faire un poème.